Je n'aurais jamais cru dire ça, comme ça, et ici qui plus est mais je crois. Et j'aime ça.
Au début, on a un peu peur, on est secoué. Pas de repères, tout est chamboulé. Et pui très vite, on s'habitue. D'abord, on aime bien, mais sans plus. Ca tourne, les sensations sont nouvelles, ça chatouille, mais ça fatigue vite. Et enfin, on adore. Plus jamais on ne voudrait partir, on se dit que c'est ça. CA. Qu'on est fait pour, ou plutôt que c'et fait pour nous.
Et puis on finit. On est fatigué, pasque ça a trop tourné, et surtout pasqu'on a pas beaucoup dormi. Mais on est lavé, essoré, tout propre, comme neuf. Prêt à repartir pour une année qui s'annonce aussi longue et compliquée que la précédente.
J'ai vécu tout ça à Taizé, et bien plus encore, que je ne pourrais ni ne voudrais dire, c'est bien trop personnel, intime. Alors c'est décidé, dorénavant, une fois par an, j'irais à Taizé, pour vivre tout ce que je ne peux pas raconter ici.
Sans oublier évidemment les parties endiablées de Kamoulox, la bouffe dégueue, les italo-russo-polono-suédois relou, les chanteurs allemands, les tentes qui s'envolent, le PQ qui irrite, les inventions de nouveaux jeux comme le dans ton cul, les pères noël et leurs lutins, les chefs pio strip-teaseurs, les tentes qui servent à rien et qui ont une utilité inutile, les surnoms débiles comme babylones, et l'Oyak bien sur, l'Oyak, bar de Taizé...



